La TVA en auto-entreprise, c’est souvent le moment où un business passe du mode « petit projet bien rangé » au mode « activité qui commence à peser ». Bonne nouvelle : dépasser un seuil de TVA ne fait pas perdre le statut de micro-entrepreneur. Mauvaise nouvelle : il ne suffit plus de copier l’ancienne facture et d’espérer que personne ne regarde. À partir d’un certain chiffre d’affaires, il faut ajouter la taxe, obtenir un numéro de TVA, déposer des déclarations et revoir ses prix.
En 2026, les règles françaises reposent sur une franchise en base de TVA avec deux seuils : un seuil de base et un seuil majoré. Le premier laisse généralement du temps pour s’organiser ; le second déclenche la TVA en cours d’année. Pour un consultant, un graphiste, un formateur ou un développeur, l’écart entre les deux peut se jouer sur quelques contrats. Autant dire qu’un bon suivi du chiffre d’affaires évite de découvrir le problème après avoir envoyé quinze factures.
En bref :
- Pour les prestations de services, le seuil de base est de 37 500 € et le seuil majoré de 41 250 €.
- Pour la vente de marchandises et l’hébergement, les seuils sont de 85 000 € et 93 500 €.
- Sous la franchise, la facture doit porter la mention « TVA non applicable, article 293 B du CGI ».
- Le franchissement du seuil majoré entraîne la TVA dès le premier jour du mois concerné.
- Devenir redevable permet aussi de récupérer la TVA sur les achats professionnels.
Seuil de TVA auto-entrepreneur : les montants applicables en 2026
La TVA n’est pas un impôt réservé aux grosses boîtes avec salle de réunion vitrée et machine à café qui fait du bruit pour rien. Un auto-entrepreneur peut lui aussi y être soumis. En France, le mécanisme qui évite cette obligation aux petites activités s’appelle la franchise en base de TVA. Elle est prévue par l’article 293 B du Code général des impôts.
Tant que l’activité reste sous les limites prévues, l’entrepreneur ne facture pas de taxe à ses clients. Il ne dépose pas de déclaration périodique de TVA et ne reverse rien à l’administration fiscale. En contrepartie, il ne peut pas récupérer la TVA payée sur ses logiciels, son ordinateur, son mobilier, ses achats de marchandises ou ses prestations de sous-traitance. Ce n’est donc pas une exonération magique : c’est un échange. Moins de paperasse contre moins de TVA récupérable.
Les seuils dépendent de la nature de l’activité. Les métiers de service, très fréquents chez les freelances, ont un plafond plus bas que les activités de commerce. Le fisc distingue le consultant qui vend son expertise du commerçant qui vend des produits. Ce n’est pas une attaque personnelle contre les tableurs des indépendants, juste une règle fiscale.
| Type d’activité | Seuil de base | Seuil majoré | Effet du dépassement |
|---|---|---|---|
| Prestations de services BIC, professions libérales BNC | 37 500 € | 41 250 € | TVA immédiate si le seuil majoré est franchi |
| Vente de marchandises, restauration à emporter, hébergement | 85 000 € | 93 500 € | TVA immédiate si le seuil majoré est franchi |
| Activité mixte | 37 500 € pour les services et 85 000 € au total | 41 250 € pour les services et 93 500 € au total | Les deux limites doivent être surveillées |
Le chiffre d’affaires à observer est le chiffre d’affaires hors taxes encaissé entre le 1er janvier et le 31 décembre. Ce n’est pas un calcul glissant sur douze mois. Une facture émise en décembre mais encaissée en janvier n’a donc pas le même effet selon les règles applicables à l’activité et au moment de l’encaissement. Pour une micro-entreprise, suivre les montants encaissés reste le réflexe le plus sûr.
Camille, consultante en communication, réalise 34 000 € sur les neuf premiers mois de l’année. Elle signe ensuite une mission à 6 000 €. Elle dépasse alors le seuil de base de 37 500 €, mais demeure sous 41 250 €. Elle n’est pas obligée de facturer la TVA immédiatement, mais elle doit clairement préparer la suite. Si elle ajoutait encore une mission de 3 000 € avant la fin de l’année, le seuil majoré serait franchi et la bascule deviendrait beaucoup plus brutale.
Il ne faut surtout pas confondre seuil de TVA et plafond du régime micro. Le fait de devenir redevable de TVA ne fait pas sortir automatiquement de la micro-entreprise. Ce sont deux compteurs différents, avec deux séries de règles différentes. Pour comparer l’évolution d’une activité avec une autre structure, ce guide sur le coût entre auto-entrepreneur et SASU peut aider à remettre les chiffres dans leur contexte.
La première idée à garder est simple : la TVA ne tombe pas du ciel. Elle se prépare dès que le chiffre d’affaires commence à s’approcher des seuils.

Franchise en base de TVA : quand facturer la TVA après un dépassement
Le système français fonctionne avec deux étages. C’est pratique quand tout est anticipé. C’est beaucoup moins drôle quand on découvre le deuxième étage au moment où il s’effondre sous les chaussures. Le seuil de base et le seuil majoré ne provoquent pas les mêmes conséquences.
En dessous du seuil de base, rien ne change : l’auto-entrepreneur reste en franchise. Entre le seuil de base et le seuil majoré, la situation devient plus nuancée. La franchise est maintenue durant l’année en cours. La TVA peut s’appliquer à compter du 1er janvier suivant lorsque les conditions de dépassement sur les années concernées sont réunies. Le message utile, loin des labyrinthes administratifs : un dépassement modéré n’impose pas d’ajouter 20 % sur la facture du lendemain.
En revanche, franchir le seuil majoré change immédiatement la partie. Pour une activité de service, dépasser 41 250 € entraîne l’assujettissement dès le premier jour du mois de dépassement. Pour la vente ou l’hébergement, le même mécanisme s’applique au-delà de 93 500 €. Il n’existe pas de report confortable au 31 décembre. Le calendrier fiscal ne connaît pas la compassion, même après une grosse semaine de travail.
Exemple de dépassement du seuil majoré pour un freelance
Imaginons que Malik, développeur web auto-entrepreneur, ait encaissé 39 500 € à la fin d’octobre. En novembre, il perçoit 2 500 € pour une mission et atteint 42 000 €. Il vient de dépasser le seuil majoré. La TVA devient applicable à compter du 1er novembre, pas seulement sur la dernière mission qui a fait franchir la limite.
Les opérations réalisées plus tôt dans ce même mois peuvent devoir être régularisées. Concrètement, Malik doit revoir les factures de novembre déjà émises sans TVA, les corriger si nécessaire et prévenir ses clients. Voilà pourquoi attendre la déclaration annuelle pour ouvrir son tableau de suivi est une stratégie aussi solide qu’un parapluie en papier.
Pour éviter cette galère, un contrôle mensuel est le minimum. Quand le cumul atteint environ 80 % du seuil de base, il devient pertinent de préparer les modèles de facture, de contacter son comptable si besoin et de vérifier les réglages du logiciel utilisé. Un outil adapté, présenté dans ce comparatif de logiciels de comptabilité pour auto-entrepreneur, permet de garder un œil sur les encaissements sans refaire des calculs à la main tous les dimanches.
- Note chaque encaissement dans le mois où il est réellement reçu.
- Compare le cumul annuel au seuil lié à ton activité.
- Crée une alerte avant 37 500 € ou 85 000 €, selon le cas.
- Prépare un second modèle de facture avec TVA avant de franchir le seuil majoré.
- Contacte le Service des impôts des entreprises dès que la bascule devient certaine.
Les activités mixtes demandent encore plus de rigueur. Une personne qui vend des formations en ligne et des supports physiques, par exemple, doit surveiller le chiffre d’affaires global, mais aussi la part spécifique liée aux services. Pour conserver la franchise, le total ne doit pas excéder le seuil commercial et les prestations ne doivent pas dépasser leur plafond propre. Ce n’est pas le moment de faire des catégories « un peu commerce, un peu conseil, on verra bien ».
Cette surveillance sert aussi à prendre des décisions commerciales. Si une mission importante risque de faire basculer l’entreprise en novembre, il faut décider à l’avance comment traiter les prix, la date de facturation et la relation client. Une bonne anticipation évite de négocier dans l’urgence, ce sport où personne ne gagne vraiment.
Le seuil majoré n’est pas un mur invisible : il devient dangereux uniquement lorsqu’il n’est pas surveillé.
Facture auto-entrepreneur sans TVA : les mentions obligatoires Ă respecter
Une facture sous franchise en base est plus simple, mais elle n’est pas libre-service. L’absence de TVA doit être expliquée clairement. La formule obligatoire est : « TVA non applicable, article 293 B du CGI ». Cette mention doit figurer sur les factures émises tant que l’auto-entrepreneur bénéficie de la franchise.
Écrire « TVA exonérée », « pas de TVA » ou « non assujetti » semble compréhensible pour un humain normalement constitué. Mais une facture est aussi un document fiscal. La formulation complète avec la référence à l’article 293 B évite toute ambiguïté. C’est le genre de détail qui paraît minuscule jusqu’au jour où un client professionnel le demande ou qu’un contrôle s’y intéresse.
Ă€ quoi ressemble une facture sous franchise en base de TVA ?
Le prix hors taxes correspond au total payé. Il n’y a pas de colonne TVA, pas de taux à 20 %, pas de total TTC distinct. Si une prestation est vendue 800 €, la facture indique 800 € comme total à régler. Le client ne récupère aucune TVA, car aucune TVA n’a été collectée.
La facture doit néanmoins conserver les informations classiques : identité de l’auto-entrepreneur, numéro SIREN ou SIRET selon la présentation, date, numéro de facture, identité du client, détail de la prestation, montant dû, date limite de paiement et pénalités applicables. La franchise simplifie la fiscalité indirecte ; elle ne dispense pas de facturer proprement.
Pour les clients particuliers, cette absence de taxe peut devenir un avantage commercial réel. Une photographe qui affiche une séance à 300 € reste à 300 € pour le client final. Une entreprise assujettie qui vend la même séance avec TVA devra afficher 360 € TTC si elle conserve un prix de 300 € hors taxes. Le particulier, lui, ne récupère rien. Il voit seulement le montant final, et il a le droit : personne ne fait une déclaration de TVA pour une photo de famille.
Le raisonnement est différent en B2B. Une agence de communication assujettie à la TVA peut déduire la taxe sur les prestations qu’elle achète. Pour elle, un consultant facturé 1 000 € HT ou 1 200 € TTC avec 200 € de TVA déductible représente souvent le même coût net de 1 000 €. Dans ce cas, la franchise apporte moins d’avantage tarifaire, tandis que le droit à déduction sur les dépenses peut devenir intéressant.
Au passage à la TVA, le modèle de facture change complètement. Il faut notamment faire apparaître le numéro de TVA intracommunautaire, le taux appliqué, le montant de TVA collectée, le total hors taxes et le total toutes taxes comprises. En France, le taux normal est de 20 %, même s’il existe des taux réduits de 10 % et 5,5 % pour certaines opérations.
Le numéro de TVA est demandé au Service des impôts des entreprises, généralement depuis l’espace professionnel sur impots.gouv.fr. Son format comporte le préfixe FR, une clé à deux chiffres et le SIREN. Il ne faut pas inventer un numéro dans un coin de facture en attendant la réponse : l’administration fiscale a rarement le sens de l’improvisation créative.
Un logiciel de devis et de facturation peut sécuriser ce passage, surtout lorsqu’il faut gérer plusieurs clients et plusieurs taux. Utiliser un outil comme ceux évoqués dans ce dossier sur Ciel Devis Factures évite les oublis de mentions et limite les factures bricolées sur une ancienne feuille de calcul.
Une facture conforme ne fait pas vendre davantage, mais une facture bancale peut faire perdre du temps, de l’argent et une bonne dose de sérénité.
Devenir redevable de TVA en micro-entreprise : prix, déclarations et récupération
Passer à la TVA ne signifie pas que le business va soudainement parler latin et réclamer un costume trois pièces. L’auto-entrepreneur conserve son statut. Il continue de déclarer son chiffre d’affaires à l’Urssaf selon ses modalités habituelles, mais il ajoute une couche fiscale à gérer. Cette couche demande de la méthode, pas un diplôme de magicien fiscal.
La première question concerne les tarifs. Supposons qu’une rédactrice facture 3 000 € par mois à des entreprises. Sous franchise, elle encaisse 3 000 €. Après assujettissement, si elle garde son prix de 3 000 € hors taxes, sa facture passe à 3 600 € TTC, dont 600 € de TVA. Ses clients professionnels récupèrent généralement cette somme. Pour elle, le prix économique de la prestation ne bouge pas.
La situation est moins confortable avec une clientèle de particuliers, d’associations non assujetties ou de petites structures qui ne récupèrent pas la TVA. Deux solutions existent : conserver le prix hors taxes et augmenter le prix final, ou maintenir le prix TTC et absorber la taxe dans sa marge. Dans le second cas, une prestation auparavant vendue 1 000 € devient environ 833,33 € HT plus 166,67 € de TVA. La différence est loin d’être décorative.
La TVA collectée n’est pas un revenu
Une erreur classique consiste à regarder le compte bancaire, voir une somme plus élevée et considérer que le mois est exceptionnel. Non. La TVA collectée est encaissée pour être reversée à l’État, après déduction éventuelle de la TVA supportée sur les dépenses. Elle ne doit pas servir à financer un nouveau téléphone, un week-end ou une campagne publicitaire improvisée à 23 heures.
Le bon réflexe est de mettre de côté la TVA collectée au fil de l’eau, idéalement sur un compte séparé ou au moins dans une catégorie bancaire claire. Cela évite le grand classique du trimestre : « Ah, il faut payer combien ? ». Une question qui arrive souvent avec une mine aussi détendue qu’un passager découvrant son train déjà parti.
En contrepartie, devenir redevable ouvre le droit à la récupération de la TVA sur les dépenses professionnelles, sous réserve qu’elles soient justifiées et liées à l’activité. Un consultant qui investit dans un ordinateur à 2 400 € TTC peut récupérer 400 € de TVA au taux normal, si les conditions sont réunies. Une e-commerçante qui achète du stock peut également déduire la taxe payée à ses fournisseurs.
Les obligations déclaratives dépendent du régime attribué : régime réel simplifié avec déclaration annuelle et acomptes, ou régime réel normal avec déclarations mensuelles ou trimestrielles selon la situation. Le choix et le rythme exact méritent d’être vérifiés auprès du SIE ou d’un professionnel, car ils dépendent notamment du montant de TVA dû et de la situation de l’entreprise.
Cette étape peut aussi justifier un changement d’organisation. Si l’activité prend de l’ampleur, comparer le régime micro avec une autre forme d’entreprise devient utile. Le dossier consacré au statut de l’entreprise individuelle donne des repères pour réfléchir sans foncer tête baissée vers une structure plus lourde.
La TVA devient pénible lorsqu’elle est subie ; elle devient gérable lorsqu’elle est intégrée aux prix, aux outils et au suivi de trésorerie.
Option volontaire à la TVA et différences France Allemagne pour les indépendants
Rester sous les seuils ne force pas à conserver la franchise. Un auto-entrepreneur français peut choisir volontairement de facturer la TVA. Cette option est valable pendant deux ans minimum et se reconduit ensuite tacitement. Le choix se fait auprès du Service des impôts des entreprises.
Pourquoi renoncer à un régime qui paraît si pratique ? Parce que la bonne décision dépend des clients et des dépenses. Si une consultante travaille presque uniquement avec des PME assujetties, la TVA qu’elle facture est récupérable par ses clients. Elle peut alors conserver un prix hors taxes cohérent et récupérer elle-même la TVA sur ses abonnements, son matériel, ses prestations externes ou la location d’un espace de travail.
À l’inverse, un coach sportif qui travaille majoritairement avec des particuliers a rarement intérêt à opter sans nécessité. Ajouter 20 % au prix final peut freiner les ventes. Absorber la taxe réduit la marge. Dans les deux cas, il faut faire les calculs avant de cocher une case, pas après avoir annoncé un tarif à toute sa clientèle.
Le cas des freelances qui travaillent aussi avec l’Allemagne
L’Allemagne applique son propre régime pour les petites entreprises : la Kleinunternehmerregelung, prévue par le paragraphe 19 de la loi allemande sur la TVA. Depuis le 1er janvier 2025, les règles allemandes reposent sur deux montants : le chiffre d’affaires de l’année précédente ne doit pas dépasser 25 000 € nets, et celui de l’année en cours ne doit pas dépasser 100 000 € nets.
La logique allemande diffère nettement de la logique française. En Allemagne, un dépassement du seuil de 25 000 € sur l’année précédente empêche de bénéficier du régime l’année suivante. Le plafond de 100 000 € pour l’année en cours fonctionne comme une limite immédiate : dès que l’opération qui fait franchir ce montant est réalisée, l’exonération prend fin. Pas de seuil majoré, pas de coussin de sécurité en fin d’année.
Un indépendant bénéficiant du régime allemand doit ajouter sur ses factures une mention du type « Gemäß § 19 UStG wird keine Umsatzsteuer berechnet. ». Comme en France, aucun taux ni montant de TVA n’est affiché tant que l’exonération s’applique. Dès que l’assujettissement commence, les factures doivent faire apparaître le taux allemand, généralement 19 % ou 7 % selon l’opération, le montant net, la taxe et le montant brut.
Les prestations transfrontalières entre professionnels de l’Union européenne peuvent aussi relever de l’autoliquidation. Dans ce cas, le numéro de TVA intracommunautaire devient essentiel. Les règles sont techniques et une facture France-Allemagne mal paramétrée peut vite devenir un petit thriller comptable. Un expert-comptable ou un conseiller fiscal habitué aux opérations européennes reste une aide précieuse.
La réforme française envisagée autour d’un seuil unique de 25 000 € a beaucoup fait parler d’elle entre fin 2024 et 2025. Elle a finalement été écartée. En 2026, les seuils français de 37 500 € pour les services et 85 000 € pour la vente restent applicables. Il faut donc éviter de prendre des décisions sur la base d’anciens posts LinkedIn, d’une vidéo datée ou du cousin qui « connaît quelqu’un aux impôts ».
Pour les entrepreneurs qui hésitent entre développement, investissement et changement de statut, la TVA n’est pas un détail administratif : c’est un indicateur que l’activité devient plus structurée et mérite une stratégie tarifaire solide.
Quel est le seuil de TVA pour un auto-entrepreneur prestataire de services ?
Le seuil de base est de 37 500 € de chiffre d’affaires annuel hors taxes encaissé. Le seuil majoré est fixé à 41 250 €. Au-delà de ce dernier, la TVA s’applique dès le premier jour du mois du dépassement.
Le dépassement du seuil de TVA fait-il perdre le statut de micro-entrepreneur ?
Non. Le seuil de TVA est distinct du plafond du régime micro. L’auto-entrepreneur reste sous son statut, mais doit facturer, déclarer et reverser la TVA selon les règles applicables.
Quelle mention faut-il mettre sur une facture sans TVA ?
La formule à utiliser est : TVA non applicable, article 293 B du CGI. Elle doit figurer sur les factures émises sous le régime de la franchise en base de TVA.
Peut-on choisir de facturer la TVA avant de dépasser les seuils ?
Oui. L’option volontaire est possible auprès du Service des impôts des entreprises et engage généralement l’entrepreneur pour au moins deux ans. Elle est surtout intéressante avec des clients professionnels assujettis ou des dépenses importantes avec TVA récupérable.


