Entre inflation qui sâaccroche, automatisation qui sâemballe et salariĂ©s qui veulent du sens autant quâun salaire, le marchĂ© de lâemploi français avance vers 2026 comme sur une route pleine de dos-dâĂąne. Dâun cĂŽtĂ©, certains secteurs peinent Ă recruter et parlent de âpĂ©nurie de talentsâ. De lâautre, le chĂŽmage pourrait encore lĂ©gĂšrement grimper, avec un taux qui flirte dĂ©jĂ avec les 7,8%. Le paradoxe est total : des millions de projets de recrutement existent, mais prĂšs de la moitiĂ© sont jugĂ©s compliquĂ©s Ă concrĂ©tiser.
Ce paysage bousculĂ© pousse tout le monde Ă se repositionner. Les boĂźtes doivent clarifier leurs salaires, leurs valeurs, leurs projets, sous peine de voir les talents zapper Ă la premiĂšre notification LinkedIn. Les actifs, eux, nâont plus envie dâattendre dix ans pour Ă©voluer. Ils changent de carriĂšre, se forment en ligne, testent le freelance, ou se faufilent dans les mĂ©tiers porteurs : numĂ©rique, santĂ©, logistique, transition Ă©cologique, industrie rĂ©inventĂ©e. 2026 ne sera pas une annĂ©e molle, mais une annĂ©e de choix : continuer comme avant ou adapter son jeu pour rester dans la partie.
En bref :
- Emploi globalement stable, mais contrastĂ© : ralentissement dans lâindustrie traditionnelle, dynamique dans les services, le numĂ©rique, la santĂ© et la logistique.
- Compétences clés : combinaison de savoir-faire techniques (IT, énergie, santé, data) et de soft skills (adaptabilité, communication, esprit critique).
- Travail hybride installĂ© : plus de flexibilitĂ©, mais aussi plus dâexigence sur lâautonomie et le management Ă distance.
- Transparence salariale obligatoire en 2026 : fin des âsalaires selon profilâ, montĂ©e en puissance de lâĂ©galitĂ© femmes-hommes comme enjeu stratĂ©gique.
- Réindustrialisation sous tension : gros besoins en ingénieurs et techniciens dans le nucléaire, la défense et les énergies renouvelables.
- Reconversion et formation : boom des formations courtes, des parcours e-learning et des passerelles métiers pour sécuriser sa carriÚre.
Tendances fortes du marchĂ© de lâemploi en France en 2026
En allant vers 2026, lâemploi en France ressemble Ă un jeu de Tetris gĂ©ant : les piĂšces tombent vite, certaines sâemboĂźtent parfaitement, dâautres restent en suspens. DâaprĂšs les derniĂšres projections, lâemploi salariĂ© se stabilise aprĂšs un lĂ©ger repli, mais les crĂ©ations de postes se concentrent sur quelques poches de croissance trĂšs ciblĂ©es. Les mĂ©tiers peu qualifiĂ©s, rĂ©pĂ©titifs ou fortement automatisables ralentissent, tandis que les postes Ă forte valeur ajoutĂ©e se multiplient.
La photographie est assez nette. Les secteurs comme lâindustrie manufacturiĂšre et la construction subissent la hausse des coĂ»ts et la pression environnementale. Les entreprises diffĂ©rencient davantage les recrutements : moins de volumes, plus de profils âraresâ. Ă lâinverse, la santĂ©, la logistique, le numĂ©rique et certains services Ă la personne continuent de recruter, parfois massivement. Lâenjeu nâest donc pas seulement de âtrouver un jobâ, mais bien dâidentifier oĂč se trouvent les opportunitĂ©s dâemploi en 2026 et comment sây positionner intelligemment.
Câest exactement le casse-tĂȘte de Claire, 32 ans, assistante commerciale dans une PME depuis dix ans. Son secteur stagne, ses perspectives aussi. En regardant les Ă©tudes sur les tendances emploi et mĂ©tiers 2026, elle dĂ©couvre que des postes en relation client, en e-commerce ou en support digital recrutent Ă©normĂ©ment⊠à condition de muscler certaines compĂ©tences numĂ©riques. PlutĂŽt que dâattendre que le vent tourne, elle se forme et se repositionne progressivement.
Cette logique de repositionnement va devenir la norme. Le rapport au travail continue de se transformer : plus dâexigence de flexibilitĂ©, dâalignement avec les valeurs, de perspectives concrĂštes dâĂ©volution. 70 % des recruteurs dĂ©clarent avoir du mal Ă pourvoir certains postes, et seulement un quart se disent confiants pour fidĂ©liser leurs Ă©quipes. Le message est clair : sans projet lisible et marque employeur crĂ©dible, les talents regardent ailleurs.
Pour les actifs, la bonne nouvelle, câest que le marchĂ© nâest pas fermĂ©. Il bouge, il filtre, il sĂ©lectionne, mais il rĂ©compense celles et ceux qui restent curieux, apprennent et osent ajuster leur trajectoire. Le vrai avantage compĂ©titif, en 2026, ne sera pas un diplĂŽme en or, mais la capacitĂ© Ă se rendre utile lĂ oĂč les besoins explosent.

Secteurs qui recrutent le plus en France Ă lâhorizon 2026
Pour y voir plus clair, il faut zoomer secteur par secteur. Le numĂ©rique continue son expansion, avec une demande solide pour les dĂ©veloppeurs, experts cybersĂ©curitĂ©, administrateurs systĂšmes, chefs de projet IT, data analysts. Les cyberattaques se multiplient, les donnĂ©es explosent, et chaque entreprise, mĂȘme une petite PME, a besoin dâun minimum de sĂ©curitĂ© et de pilotage digital. On parle moins de âstart-up nationâ et plus de âmaintenance de tout ce bazar numĂ©riqueâ, ce qui gĂ©nĂšre des milliers de postes bien rĂ©els.
Le secteur de la santĂ© et de lâaccompagnement Ă la personne suit une autre logique : vieillissement de la population, rĂ©forme du mĂ©dico-social, besoin massif en soins et en soutien quotidien. Aides-soignants, infirmiers, auxiliaires de vie, accompagnants Ă©ducatifs et sociaux : ces mĂ©tiers, parfois mal reconnus, deviennent pourtant centraux. Les besoins ne sont pas conjoncturels, ils sont structurels. Ceux qui se forment sur ces mĂ©tiers disposent de vraies chances de stabilitĂ©, Ă condition de bien choisir leur parcours.
Autre bloc stratĂ©gique : la transition Ă©cologique. Les objectifs climatiques poussent les entreprises Ă embaucher des techniciens des Ă©nergies renouvelables, des spĂ©cialistes de la performance Ă©nergĂ©tique, des chefs de chantier âvertsâ, des chargĂ©s de mission RSE. LĂ encore, lâemploi se crĂ©e Ă lâintersection entre technique, rĂ©glementation et impact environnemental. Pour ceux qui hĂ©sitent encore, un tour par des formations alignĂ©es sur les besoins du marchĂ© du travail peut aider Ă comprendre oĂč se cachent les vraies opportunitĂ©s.
La logistique et le transport restent enfin des poids lourds de lâemploi. Avec lâe-commerce, la livraison rapide est devenue un rĂ©flexe pour les consommateurs. DerriĂšre chaque colis livrĂ© en 24 heures, il y a des prĂ©parateurs de commandes, des chauffeurs-livreurs, des agents dâexploitation, des responsables supply chain. Ces fonctions se digitalisent, se professionnalisent, et offrent des passerelles rapides pour des profils en reconversion.
Les grandes lignes sont donc claires : les secteurs qui combinent utilitĂ© sociale, transformation technologique et ancrage territorial sont ceux qui devraient crĂ©er ou maintenir le plus dâemplois en 2026. Miser dessus, ce nâest pas suivre un effet de mode, câest coller Ă une rĂ©alitĂ© Ă©conomique durable.
Compétences clés et soft skills pour rester employable en 2026
2026 ne sera pas seulement lâannĂ©e des bons CV, mais surtout celle des bonnes cartouches dans la boĂźte Ă outils. Les recruteurs ne se contentent plus dâune liste de diplĂŽmes : ils cherchent des profils capables de sâadapter, de communiquer, de rĂ©soudre des problĂšmes concrets. La technique compte, mais les compĂ©tences transversales deviennent dĂ©cisives pour dĂ©crocher un job, Ă©voluer ou se reconvertir sans repartir de zĂ©ro.
Les soft skills les plus recherchĂ©es reviennent souvent dans les Ă©tudes : adaptabilitĂ©, autonomie, capacitĂ© Ă apprendre vite, communication interpersonnelle, esprit critique, prise dâinitiative. Dans un environnement hybride, oĂč tout peut basculer en quelques mois, ces atouts rassurent Ă©normĂ©ment les boĂźtes. Un dĂ©veloppeur qui sait expliquer clairement ce quâil fait, un technicien capable de former ses collĂšgues, un infirmier qui gĂšre la pression avec sang-froid : ce sont ces profils qui tirent leur Ă©pingle du jeu.
Pour les compĂ©tences techniques, le socle numĂ©rique de base devient obligatoire, quel que soit le secteur : bureautique avancĂ©e, gestion de donnĂ©es simples, rĂ©flexion sur la sĂ©curitĂ© des informations, usage des outils collaboratifs. MĂȘme un poste trĂšs opĂ©rationnel dans la logistique ou la vente implique dĂ©sormais de manipuler des applications, des tablettes, des logiciels mĂ©tiers. Refuser ce tournant, câest se fermer un paquet de portes.
Beaucoup de professionnels lâont compris et sâorganisent par petites touches. PlutĂŽt que de retourner sur les bancs de lâĂ©cole pendant deux ans, ils choisissent des formations courtes et rentables pour combler un trou sur leur CV : quelques semaines pour apprendre un outil, passer une certification, monter en gamme sur un mĂ©tier dĂ©jĂ connu. LâidĂ©e nâest plus de tout changer, mais dâupgrader rĂ©guliĂšrement son profil.
Un tableau vaut mieux quâun long discours pour visualiser les prioritĂ©s.
| CompĂ©tence clĂ© 2026 | Pourquoi elle compte | Exemple concret dâusage |
|---|---|---|
| AdaptabilitĂ© | Les organisations changent dâoutils, de process et parfois de business model en quelques mois. | Accepter de passer dâun outil CRM Ă un autre sans perdre en qualitĂ© de service. |
| CapacitĂ© dâapprentissage | Les mĂ©tiers Ă©voluent vite, la formation continue devient indispensable. | Suivre une nouvelle formation e-learning chaque trimestre pour rester Ă jour. |
| Communication | Les équipes sont hybrides, la clarté évite les conflits et les malentendus. | Animer une réunion en visio avec une équipe en présentiel et à distance. |
| Compétences numériques de base | Quasiment chaque métier utilise des outils digitaux au quotidien. | Gérer un planning partagé, protéger des données clients, utiliser un logiciel métier. |
| Esprit critique | LâIA gĂ©nĂšre de lâinfo en masse, il faut trier, vĂ©rifier, dĂ©cider. | Remettre en question un rapport automatique avant de valider des dĂ©cisions budgĂ©taires. |
Pour structurer ce travail sur les compĂ©tences, des ressources existent dĂ©jĂ . Des plateformes spĂ©cialisĂ©es expliquent comment booster son profil et rendre son expĂ©rience plus lisible. Câest le cas par exemple de ce guide pour travailler ses compĂ©tences et son CV en fonction des besoins rĂ©els du marchĂ©. En combinant veille, auto-Ă©valuation et micro-formations rĂ©guliĂšres, un salariĂ© ou un freelance peut rester attractif tout au long de sa carriĂšre.
Le vrai piÚge, en 2026, ne sera pas de ne pas tout savoir faire. Il sera de rester figé sur une image de soi vieille de dix ans, alors que les jobs, les outils et les attentes ont complÚtement changé.
Travail hybride, télétravail et nouvelles attentes des candidats en 2026
Le tĂ©lĂ©travail ne fait plus rĂȘver comme en 2020, mais il ne disparaĂźt pas pour autant. Il sâest simplement installĂ© dans le dĂ©cor. Beaucoup dâentreprises ont trouvĂ© un compromis : quelques jours au bureau pour garder du lien, quelques jours Ă distance pour la concentration et lâĂ©quilibre perso/pro. Ce travail hybride influence directement les recrutements : les boĂźtes Ă©largissent leur zone de chasse, les salariĂ©s Ă©largissent leurs options, et tout le monde devient plus exigeant sur lâorganisation du quotidien.
Les barriĂšres gĂ©ographiques sont moins fortes. Une PME de province peut recruter un dĂ©veloppeur Ă 300 kilomĂštres de ses locaux, Ă condition dâorganiser les moments en prĂ©sentiel. Ă lâinverse, un candidat peut rĂ©pondre Ă des offres dâemploi en ligne partout en France, voire en Europe, sans forcĂ©ment dĂ©mĂ©nager. Le marchĂ© de lâemploi se âdĂ©cloisonneâ, mais impose de nouvelles rĂšgles du jeu : disponibilitĂ© en visio, capacitĂ© Ă gĂ©rer son temps, discipline personnelle.
Les attentes des salariĂ©s se sont affinĂ©es. La qualitĂ© de vie au travail ne se rĂ©sume plus Ă un baby-foot dans lâopen space. Horaires maĂźtrisables, charge de travail raisonnable, management respectueux, perspectives dâĂ©volution claires : les candidats posent des questions prĂ©cises en entretien. Et ils nâhĂ©sitent plus Ă dĂ©cliner une proposition si les rĂ©ponses ne suivent pas. Beaucoup comparent aussi les conditions dâune entreprise Ă lâautre grĂące aux sites dâavis, aux rĂ©seaux pros, aux communautĂ©s mĂ©tiers.
Pour les managers, le dĂ©fi est rĂ©el. Piloter une Ă©quipe hybride demande de nouvelles compĂ©tences : fixer des objectifs clairs, suivre les rĂ©sultats sans fliquer, crĂ©er des rituels dâĂ©quipe, dĂ©tecter les signaux faibles de dĂ©motivation Ă distance. Les entreprises qui forment leurs managers Ă ce nouveau terrain de jeu auront un avantage pour attirer et garder les talents, lĂ oĂč dâautres resteront coincĂ©es dans un modĂšle âprĂ©sentiel ou rienâ.
CĂŽtĂ© candidats, cela implique aussi de se prĂ©parer diffĂ©remment. Les entretiens vidĂ©o, les tests en ligne, les prises de rĂ©fĂ©rence deviennent la norme. Pour mettre toutes les chances de son cĂŽtĂ©, mieux vaut savoir oĂč chercher et comment filtrer les annonces. Des ressources dĂ©diĂ©es existent pour tâaider Ă choisir les bons sites de recruteurs et de jobs selon ton profil et ton projet. LâidĂ©e est simple : moins de temps perdu Ă envoyer des candidatures dans le vide, plus dâĂ©nergie sur les canaux qui comptent vraiment.
Le travail hybride, bien gĂ©rĂ©, peut donc devenir un vrai levier de compĂ©titivitĂ© et de qualitĂ© de vie. Mal gĂ©rĂ©, il crĂ©e des frustrations Ă la chaĂźne. La diffĂ©rence se joue dans le contrat implicite entre lâentreprise et le salariĂ© : confiance, clartĂ©, capacitĂ© Ă trouver un terrain dâentente sur lâorganisation.
Transparence salariale, Ă©galitĂ© et fracture du marchĂ© de lâemploi en 2026
2026 sera une annĂ©e clĂ© pour un sujet qui fĂąche souvent : la rĂ©munĂ©ration. La nouvelle directive europĂ©enne sur la transparence salariale, transposĂ©e en droit français, change les rĂšgles du jeu. Finies, ou presque, les annonces floues avec âsalaire selon profilâ sans aucune indication. Les offres dâemploi devront prĂ©senter une fourchette de rĂ©munĂ©ration claire. Pour les candidats, câest un gain de temps et de respect. Pour les employeurs, un lĂ©ger stress⊠et une opportunitĂ© de se diffĂ©rencier positivement.
Les enquĂȘtes rĂ©centes le montrent : environ 70 % des salariĂ©s considĂšrent que la politique salariale de leur boĂźte manque de transparence. Autant dire que la marge de progression est Ă©norme. Plus de quatre candidats sur dix dĂ©clarent mĂȘme quâils Ă©cartent directement une offre sans salaire affichĂ©. Sur un marchĂ© oĂč les entreprises peinent dĂ©jĂ Ă attirer des profils qualifiĂ©s, ignorer ce sujet revient Ă se tirer une balle dans le pied.
Au cĆur de cette transformation, lâĂ©galitĂ© salariale femmes-hommes prend une place majeure. Les Ă©carts restent significatifs : quelques pourcents Ă poste Ă©gal, mais bien plus lorsquâon regarde les temps partiels, les carriĂšres interrompues, lâaccĂšs aux postes de direction. La loi impose dĂ©jĂ des objectifs chiffrĂ©s, par exemple 30 % de femmes dans les instances dirigeantes dâici mars 2026 pour les grandes entreprises. Mais les chiffres avancent lentement, ce qui montre que la bataille se joue aussi sur la culture interne, pas seulement sur les textes.
ConcrĂštement, les salariĂ©s pourront demander des informations sur les rĂ©munĂ©rations moyennes pour un poste, ventilĂ©es par sexe, et sur les critĂšres dâĂ©volution salariale. Les employeurs devront donc ĂȘtre capables dâexpliquer pourquoi telle personne gagne tel salaire, et sur quelles bases on peut Ă©voluer. Ce nâest plus seulement un sujet de conformitĂ©, mais un enjeu de confiance. Les boĂźtes qui jouent le jeu auront plus de facilitĂ©s Ă fidĂ©liser leurs Ă©quipes, lĂ oĂč les autres devront gĂ©rer un turnover permanent.
En parallÚle, une fracture se creuse entre les métiers attractifs, bien payés, avec des perspectives, et ceux qui cumulent pénibilité, horaires décalés et salaires compressés : hÎtellerie-restauration, aide à domicile, bùtiment, grande distribution. Ces secteurs peinent déjà à recruter en 2025, et la tendance devrait se prolonger. Pourtant, ils offrent aussi des trajectoires rapides pour des personnes peu ou pas diplÎmées, notamment via des dispositifs de formation ciblés.
Pour celles et ceux qui veulent bouger, la question devient alors : comment passer dâun mĂ©tier en tension, mal reconnu, Ă une activitĂ© plus porteuse, sans perdre tout son revenu pendant deux ans ? Câest lĂ que des approches structurĂ©es de reconversion prennent tout leur sens. Certains guides dĂ©taillent par exemple comment changer de carriĂšre en 4 Ă©tapes claires, en minimisant les risques : bilan, exploration, formation, passage Ă lâaction. Lâobjectif nâest pas de tout quitter sur un coup de tĂȘte, mais dâouvrir progressivement de nouvelles options.
La transparence salariale, lâĂ©galitĂ© et la reconversion ne sont donc pas trois sujets sĂ©parĂ©s. Ils participent au mĂȘme mouvement : rendre le marchĂ© de lâemploi plus lisible, plus juste et plus navigable pour les pros qui ne veulent plus subir leur trajectoire.
Réindustrialisation, reconversions et stratégies pour trouver un emploi en 2026
DerriĂšre les dĂ©bats sur la souverainetĂ© industrielle, il y a des offres trĂšs concrĂštes. La France relance ses filiĂšres stratĂ©giques : nuclĂ©aire, dĂ©fense, transports, Ă©nergies renouvelables. Les projections Ă©voquent plus dâun million de postes Ă pourvoir dans lâindustrie dâici 2035, dont une Ă©norme part liĂ©e aux dĂ©parts Ă la retraite. Dans le nuclĂ©aire, on parle de plusieurs milliers de recrutements par an pendant une dĂ©cennie. Dans la dĂ©fense, le volume dâoffres a explosĂ© au niveau europĂ©en, et la France capte une bonne partie de cette hausse.
Le revers de la mĂ©daille ? La tension sur les profils qualifiĂ©s est dĂ©jĂ lĂ . IngĂ©nieurs, techniciens, spĂ©cialistes de la cybersĂ©curitĂ© industrielle, experts en maintenance : la plupart sont contactĂ©s rĂ©guliĂšrement par des recruteurs. Le marchĂ© est ultra-concurrentiel, et les entreprises se livrent une vraie bataille pour attirer, former et garder ces talents. Certaines misent sur la montĂ©e en compĂ©tences interne, dâautres sur lâaccueil de profils en reconversion, prĂȘts Ă se former rapidement Ă des mĂ©tiers techniques.
Pour un salariĂ© ou un demandeur dâemploi, cela ouvre des portes trĂšs intĂ©ressantes. On peut venir dâun autre secteur, voire dâun mĂ©tier en crise, et viser une transition vers des fonctions industrielles ou techniques Ă condition de se former sĂ©rieusement. Les formations accessibles en 2026, quâelles soient financĂ©es via le CPF, des dispositifs rĂ©gionaux ou des programmes dâentreprise, jouent un rĂŽle clĂ© dans ce mouvement.
Le parcours type ressemble souvent Ă celui-ci : repĂ©rer un secteur porteur, identifier un mĂ©tier prĂ©cis, suivre une formation courte pour acquĂ©rir un premier niveau de compĂ©tence, puis continuer Ă apprendre sur le terrain. Cette logique sâapplique dans lâindustrie, mais aussi dans la logistique, le numĂ©rique, les services Ă la personne. Les parcours courts et ciblĂ©s permettent de limiter la prise de risque, surtout pour ceux qui ont des charges et ne peuvent pas se permettre une longue pĂ©riode sans revenu.
Reste une question trĂšs concrĂšte : comment trouver un poste dans ce contexte remuant ? Les Ă©tudes montrent que la recherche dâemploi en 2026 sera un peu moins CV-thĂšque âclassiqueâ et un peu plus multicanale : plateformes dâannonces, rĂ©seaux sociaux pros, cooptation, Ă©vĂ©nements mĂ©tiers, Ă©coles et organismes de formation. Pour ne pas se disperser, il peut ĂȘtre utile de sâappuyer sur des ressources dĂ©diĂ©es Ă la recherche ciblĂ©e, notamment pour trouver un poste en 2026 dans un secteur porteur plutĂŽt que dâenvoyer les mĂȘmes candidatures partout.
Et pour celles et ceux qui rĂȘvent dâindĂ©pendance, une autre voie se dessine : lancer sa propre activitĂ©, mĂȘme avec peu de moyens. Le travail indĂ©pendant, le freelancing ou la micro-entreprise peuvent ĂȘtre des rĂ©ponses Ă un marchĂ© salariĂ© saturĂ© dans certains domaines. Des ressources expliquent par exemple comment crĂ©er une startup sans budget Ă©norme, en sâappuyant sur des outils low-cost, des partenariats et une montĂ©e en compĂ©tences progressive. LĂ encore, lâidĂ©e nâest pas la recette miracle, mais une autre façon de prendre en main sa trajectoire professionnelle.
Au final, la clĂ© pour apprivoiser le marchĂ© de lâemploi 2026 tient en trois piliers : comprendre oĂč vont les besoins, investir dans ses compĂ©tences de maniĂšre maligne, et utiliser les bons canaux pour se rendre visible. Le dĂ©cor bouge vite, mais ceux qui bougent avec lui ont clairement une longueur dâavance.
Quels sont les secteurs qui offriront le plus dâemplois en 2026 en France ?
Les secteurs les plus porteurs devraient rester le numĂ©rique (dĂ©veloppement, cybersĂ©curitĂ©, data), la santĂ© et lâaccompagnement Ă la personne, la logistique et le transport, ainsi que les mĂ©tiers liĂ©s Ă la transition Ă©cologique et Ă la rĂ©industrialisation (nuclĂ©aire, dĂ©fense, Ă©nergies renouvelables). Ces domaines cumulent besoins structurels, dĂ©parts Ă la retraite et transformations technologiques, ce qui crĂ©e un volume important dâopportunitĂ©s.
Faut-il absolument se reconvertir pour rester employable ?
Pas forcĂ©ment, mais il devient difficile de faire toute sa carriĂšre sans ajuster rĂ©guliĂšrement ses compĂ©tences. Pour certains, une reconversion partielle suffit : changer de poste dans le mĂȘme secteur, ajouter une spĂ©cialisation, se former sur un outil ou une technologie. Pour dâautres, un vrai changement de mĂ©tier sera la meilleure option, surtout dans les secteurs en dĂ©clin. Lâimportant est de suivre les besoins du marchĂ© et dâinvestir dans la formation de façon progressive.
Le télétravail sera-t-il encore possible en 2026 ?
Oui, mais sous des formes plus encadrĂ©es. Le travail hybride (quelques jours Ă distance, quelques jours sur site) devrait rester la norme dans de nombreux mĂ©tiers de services, du numĂ©rique et des fonctions support. Les entreprises qui proposent une flexibilitĂ© raisonnable garderont un avantage pour attirer les talents, surtout sur les profils rares. En revanche, certains mĂ©tiers resteront essentiellement en prĂ©sentiel, notamment dans lâindustrie, la santĂ© et la logistique.
Comment se prĂ©parer concrĂštement au marchĂ© de lâemploi 2026 ?
La meilleure prĂ©paration combine trois leviers : veille sur les secteurs qui recrutent, travail sur ses compĂ©tences (techniques et soft skills), et stratĂ©gie de recherche dâemploi claire. Il est utile dâidentifier un ou deux mĂ©tiers cibles, de suivre des formations courtes pour combler les Ă©carts, de mettre Ă jour son CV et son profil en ligne, puis de cibler les bons sites de recrutement et rĂ©seaux pros. Sâappuyer sur des guides spĂ©cialisĂ©s et des organismes de formation permet de gagner du temps et de limiter les erreurs.
La transparence salariale va-t-elle vraiment changer quelque chose pour les candidats ?
Oui, car elle rend le marchĂ© plus lisible. Avec lâobligation dâafficher des fourchettes de rĂ©munĂ©ration et de justifier les Ă©carts, les candidats pourront mieux comparer les offres, nĂ©gocier avec des donnĂ©es plus claires et repĂ©rer plus vite les entreprises alignĂ©es avec leurs attentes. Pour les employeurs, câest un dĂ©fi, mais aussi un moyen de renforcer leur marque employeur et de montrer quâils prennent au sĂ©rieux lâĂ©galitĂ© salariale et la reconnaissance du travail.


