Changer de job, ça fait rĂŞver. Sauter le pas pour une nouvelle vie pro, ça peut aussi filer la trouille, surtout quand ton CDI ressemble Ă une bouĂ©e de sĂ©curité… et qu’on te dit partout “tu perds tout si tu dĂ©missionnes !”. Mauvaise pioche : depuis quelques annĂ©es, le salariĂ© en CDI qui rĂŞve de monter son business ou de suivre une formation certifiĂ©e ne saute plus sans filet. Le dispositif dĂ©mission-reconversion est lĂ pour Ă©viter la galère. Ça ne se fait pas en claquant des doigts, mais avec les bons rĂ©flexes, opportunitĂ©s et validations sĂ©rieuses, il est possible d’écrire une nouvelle page de carrière sans finir sur la paille. IdĂ©es reçues, règles du jeu, astuces terrain : la vraie info, c’est ici qu’elle se trouve. PlutĂ´t motivĂ© ? Parfait, car tout ça n’est ni du blabla ni du bullshit, mais du concret, format Wallaby Free !
En bref :
- La démission pour reconversion te permet de quitter ton CDI avec des droits au chômage… si ton projet est validé par France Travail.
- Tu dois prouver 5 ans d’activité continue et construire un dossier costaud, validé avant la démission.
- La création d’entreprise, la formation qualifiante ou la reprise d’activité sont les trois projets éligibles.
- Aucun accès à ce dispositif pour les salariés en CDD, indépendants ou agents du public.
- Le timing est clé : anticipe chaque étape, prépare ton dossier, garde tes preuves.
- D’autres solutions existent pour se former ou pivoter sans démission : formation financée sur son poste, mobilité interne, CPF, projet de transition professionnelle…
- Le remboursement des droits se fait après inscription chez France Travail, sous réserve du respect des conditions et d’un suivi sérieux du projet.
Démission-reconversion : conditions, démarches et pièges à éviter en 2026
Un CDI, c’est confortable. Mais quand l’envie de changer de voie prend toute la place et que la routine du bureau te donne des boutons, le besoin de reconversion s’impose vite comme le remède. Bonne nouvelle : en 2026, le dispositif démission-reconversion te permet de sortir de ta cage dorée… sans sacrifier tes droits au chômage. Plus de mythe : non, la démission n’équivaut plus à la case “sans ressources”. Mais attention, il ne suffit pas d’écrire deux lignes, poser ton badge sur la table et partir la tête haute. Les règles sont balèzes et chaque oubli peut te coûter cher.
Pour qui ? Exclusivement pour les salariés du privé en CDI (oui, CDI uniquement : bye bye les CDD, freelances, agents publics !). Autre critère : tu dois aligner 5 années d’activité salariée continue, soit 1 300 jours de boulot dans les 60 derniers mois avant la fin de ton contrat.
Pas sûr des comptes ? Ne mise pas sur l’à -peu-près : un congé sans solde prolongé ou un job sur un autre statut, et ça peut tout bloquer. Le mieux est de consulter un conseiller en évolution professionnelle ou de faire le point avec les services RH. Un doute levé, c’est un refus évité.
Quels projets ? Le champ est large, mais cadré : formation certifiante ou création/reprise d’entreprise. Pas de simples “envies du moment” validées à la va-vite. Tu veux monter ta boîte de livraison de fromages d’alpage bio ? Il te faut un business plan réaliste, un parcours de formation solide et… une validation officielle. Idem pour retourner à l’école : la formation doit être reconnue, et le financement assuré.
Le piège du timing : L’erreur classique, c’est de démissionner avant validation officielle du projet. Résultat : plus d’accès aux indemnités chômage, retour à la case galère. La démarche doit TOUJOURS commencer par la présentation de ton projet à la commission transversale – Transitions Pro – puis son acceptation formelle. Après seulement, on sort les cartons au boulot !
Prends le temps de t’informer : le site reconversion professionnelle en CDI détaille tous les prérequis indispensables.
La validation du projet change tout : sans elle, la démission te prive de droits. Avec, c’est la porte ouverte à l’allocation retour emploi, sous condition de suivi régulier.

Focus sur la validation du projet de reconversion
La commission admet surtout les dossiers structurĂ©s : parcours dĂ©taillĂ©, justificatifs de formation, faisabilitĂ© Ă©conomique claire. Pas question d’improviser : l’accompagnement d’un conseil en Ă©volution professionnelle fait ici la diffĂ©rence. Ce rendez-vous est gratuit, utile et te permet de ne rien laisser filer.
La décision peut prendre jusqu’à deux mois. Une absence de réponse ? Tu gagnes par forfait : la décision positive est tacite passé ce délai. Mais en vrai, peu de dossiers aboutissent sur ce mode. Les retours arrivent, et ils tranchent. Un refus ? On repart à zéro, dossier à muscler, options à explorer.
Poursuivre son projet : démarches, préavis et délai de carence
Ça y est, ta commission a dit oui ? Prends une grande respiration, tu vas mériter cette pause. Mais n’annonce pas à ton boss que tu partes si vite : la suite du parcours n’est pas qu’un sprint administratif. Pour toucher tes droits, chaque étape compte.
Préavis : la règle classique du CDI – Démission pour reconversion ne t’épargne pas le préavis : il faut respecter la durée prévue par ta convention collective, souvent 1 à 3 mois. Tu peux négocier avec l’employeur pour raccourcir ou supprimer ce délai, mais il faut un accord écrit (et évite de te fâcher, qui sait, tu devras peut-être revenir).
Délai de carence – Après la rupture du contrat, un délai avant le versement ARE (allocation retour emploi) est à prévoir. Il varie selon ta situation mais ne peut jamais être inférieur à 7 jours. Il s’allonge avec les éventuelles indemnités de congés payés ou si tu as touché une prime de départ. En mode reconversion active (formation en cours), ce délai peut se raccourcir si tu apportes la preuve d’une dynamique réelle.
Inscription à France Travail – Elle doit se faire dans les 6 mois suivant la décision de la commission. Ce passage est obligatoire pour toucher l’ARE. Prépare ton dossier : attestation d’employeur, justificatifs du projet validé, traces de suivi (inscription en formation, démarches de création d’entreprise, etc.). Garde les preuves : France Travail ne blague pas avec la traçabilité.
Pour ceux qui craignent la complexité, un conseil : pose tes jalons en avance ! Le schéma type ressemblera à ça :
- Projet défini, accompagné par le CEP
- Dossier monté et déposé à la commission Transitions Pro
- Validation officielle reçue
- Lettre de démission transmise à l’employeur
- Respect du préavis selon la convention collective
- Inscription chez France Travail pendant (ou après) le préavis
- Suivi de l’exécution du projet (formation, création d’entreprise)
Retrouve le guide complet des aides à la reconversion professionnelle sur le site Wallaby pour approfondir chaque étape.
Droits au chômage après démission pour reconversion : montants, durée, cadres
Quand la démission-reconversion est validée, le salarié perçoit les mêmes droits que ceux ayant subi une rupture conventionnelle classique ou un licenciement. C’est important de comprendre que la démission reconversion ne “crée” pas de nouveaux droits, elle garantit juste l’accès à ceux déjà existants, à condition de respecter la procédure à la lettre.
Le montant et la durée des allocations chômage (ARE) sont fixés selon les règles habituelles : prise en compte du salaire brut des 12 derniers mois, nombre d’années travaillées et situation personnelle. On l’a dit, tout dépendra de la qualité des démarches et de la validation du projet.
Pour visibiliser tout ça, un tableau vaut mieux que de longues phrases :
| Critère | Démission simple | Démission-reconversion |
|---|---|---|
| Accès aux allocations chômage | Non, sauf cas exceptionnels | Oui, si dossier validé préalablement |
| Montant de l’ARE | N/A | Selon règles classiques France Travail |
| Durée d’indemnisation | N/A | Selon ancienneté (jusqu’à 24 mois selon âge et situation) |
| Obligation de projet validé | Non | Oui, preuve formelle à fournir |
| Suivi de projet exigé | Non | Oui, engagement réel obligatoire |
En résumé : sans validation, rien ne se passe. Avec validation, tu sécurises la transition et tu peux réaliser ton projet à tête reposée, allocation chômage à l’appui. Mais gare aux contrôles sur la réalité du projet : des vérifications régulières sont faites pour s’assurer que le bénéficiaire poursuit bien sa reconversion, qu’il ne “profite” pas juste d’un an sabbatique déguisé.
Certains choisissent de compléter l’allocation par une activité indépendante. Pour développer un business sans mettre tous ses œufs dans le même panier, découvre l’article sur le side project en business parallèle chez Wallaby.
Dispositifs alternatifs : formation, transition pro et mobilité sans rupture
La démission-reconversion, c’est génial, mais ce n’est pas la seule voie pour se réinventer. Parfois, démissionner n’est pas le meilleur timing : on peut amorcer sa reconversion tout en gardant le filet du CDI. Plusieurs options à connaître pour gagner du temps, de l’argent et de la tranquillité d’esprit.
Le projet de transition professionnelle (PTP) permet au salarié en CDI de suivre une formation longue tout en restant salarié. Financé par le CPF de transition professionnelle (l’ancien CIF), il garantit une rémunération partielle ou totale selon la durée et le type de formation. Aucun saut sans parachute : tu restes payé, tu développes tes compétences et si tu rates, tu as toujours ton poste (en théorie). Le PTP nécessite néanmoins l’accord de l’employeur et une validation de l’organisme financeur.
CPF, VAE, mobilité interne : Selon l’entreprise, tu peux mobiliser ton Compte Personnel de Formation pour réussir ta transition. Certaines boîtes misent sur la mobilité interne (changer de poste, évoluer en douceur), ou la Validation des Acquis de l’Expérience pour transformer tes années de boulot en diplôme reconnu.
Pour ceux qui visent une reconversion ultra-efficace ou veulent s’orienter vers des métiers du numérique, le guide sur la reconversion vers le digital propose des exemples de parcours intensifs où formation courte et contrats rémunérés se combinent. Pas besoin donc de tout plaquer brutalement, un saut calculé c’est souvent mieux qu’un plongeon improvisé !
À ne pas oublier non plus : la mobilité professionnelle encadrée permet de tester une nouvelle voie pendant quelques mois sans rompre le contrat principal, histoire de sentir si le projet colle à la réalité du terrain. Pour explorer toutes ces pistes et vérifier leur compatibilité avec ta situation, fais appel à un conseiller en évolution professionnelle.
Refus, recalages et plans B : que faire quand le projet ne passe pas ?
Imagine : tu as bossé ton dossier, tu crois à ton projet plus fort qu’au Père Noël… et bam, refus de la commission. C’est rude, mais ce n’est pas la fin du film. Plusieurs options pour rebondir sans sombrer dans la morosité.
Pourquoi un dossier se fait-il recaler ? Trop de flou sur le marché visé ? Formation non certifiée ? Dossier incomplet, manque de preuves de motivation ? Le refus s’explique souvent par une préparation trop juste ou un projet qui ne colle pas vraiment aux besoins du marché de l’emploi. Le rapport avec la réalité, c’est la clé.
Que faire ensuite ? Pas besoin de jeter l’éponge. Reprends rendez-vous avec le CEP, revise ton projet, ajuste formation ou business model, ajoute des justificatifs. Tu peux déposer un nouveau dossier sans limite dans le temps. Chaque commission aime voir un projet mieux ficelé, qui a tenu compte des précédents retours. D’ailleurs, certains arrivent à valider du premier coup, d’autres au bout de la troisième tentative – c’est le process qui veut ça !
Penser à un plan alternatif ? Parfois la reconversion se fait plus en douceur, via une changement de métier sans perte de droits, ou en testant un parcours hybride (poste actuel + formation courte en soirée ou week-end).
À retenir : La démission-reconversion n’est ni une formalité, ni une utopie. C’est un vrai chemin de transition, balisé, parfois exigeant, mais aussi porteur. En maîtrisant les dispositifs et en restant acteur de son projet, la reconversion devient un tremplin, pas une ligne de crête.
Peut-on démissionner pour reconversion en étant en CDD ou en étant indépendant?
Non, le dispositif de démission-reconversion s’adresse uniquement aux salariés en CDI du secteur privé ayant 5 ans d’ancienneté continue. Les agents du public, CDD et indépendants doivent explorer d’autres solutions adaptées à leur situation.
Combien de temps prévoir entre le lancement du projet et le versement des allocations chômage?
En moyenne, compte entre trois et douze mois pour assembler ton dossier, obtenir la validation, effectuer le préavis de démission et passer le délai de carence. Chaque étape dépend du rythme d’instruction et de la qualité du projet.
Que faire si la commission refuse mon projet de reconversion?
Si le projet est recalé, ne démissionne pas. Reprends le dossier avec un conseiller en évolution professionnelle, renforce tes arguments, choisis une formation reconnue et redépose la demande. Il est toujours possible de se faire accompagner pour corriger les points faibles.
La démission-reconversion permet-elle de toucher d’autres aides en dehors de l’allocation chômage?
Oui. Selon la nature de ton projet, tu peux cumuler ARE avec des dispositifs de formation rémunérée ou de création d’entreprise, à condition de respecter les critères. Consulte les organismes financeurs pour maximiser les ressources disponibles.
Le PTP et la démission-reconversion, c’est quoi la différence?
Le Projet de Transition Professionnelle permet de suivre une formation longue tout en gardant son CDI et sa rémunération, tandis que la démission-reconversion implique de rompre le CDI, mais d’ouvrir droit à l’allocation chômage si le projet est validé.


